Histoire des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario

En 1876, le gouvernement de l'Ontario ouvre sa première institution pour personnes ayant une déficience intellectuelle. L'établissement est situé à l'extérieur d'Orillia, sur les rives du Lac Simcoe; en 1968, alors qu'il fonctionne à plein régime, il compte 2 600 pensionnaires.

Le nombre d'institutions et le nombre de personnes qui y résident ont continué d'augmenter jusqu'au milieu des années 1970. En 1976, deux ans après l'adoption de la Loi sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle, l'Ontario gère 16 institutions, ou établissements comme on finit par les appeler. Ils fournissent des services en milieu résidentiel à plus de 10 000 personnes ayant une déficience intellectuelle.

La Loi sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle constitue un moment décisif de l'évolution du système ontarien de services aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Elle marque le début d'un virage vers une nouvelle façon de fournir des services et des soutiens à ces personnes, une façon de faire axée sur une plus grande autonomie, sur l'inclusion sociale et le choix personnel. Ce virage prend fin en 2009, lorsque l'Ontario ferme les portes de ses derniers établissements.

Voici donc, sur une période de plus de 100 ans, l'histoire de ces établissements, dela raison de leur construction et de la raison de leur fermeture. Elle relate comment les attitudes de la société à l'égard des personnes ayant une déficience intellectuelle changent au fil des ans, et comment la politique et la législation du gouvernement évoluent en réaction à ces changements.

Avant tout, c'est l'histoire des gens qui ont vécu dans les établissements de l'Ontario, ainsi que des hommes et des femmes qui y ont travaillé. Nous leur dédions ces pages.


Le ministère des Services sociaux et communautaires a recueilli cette information en partenariat avec Intégration communautaire Ontario et une chercheuse universitaire de la School of Disability Studies de l'Université Ryerson.

Le ministère aimerait remercier les personnes suivantes de leur participation et de leurs contributions à la collecte de ces informations :

  • Gordon Kyle, directeur de la politique sociale et des relations avec le gouvernement, Intégration communautaire Ontario;
  • Dre Judith Sandys, PhD, School of Disability Studies, Université Ryerson;
  • Megan Touw, assistante de recherche, School of Disability Studies, Université Ryerson.

Le ministère aimerait également faire part de sa gratitude aux organisations suivantes pour leur apport :

  • Associations d'auxiliaires familiales des établissements (dont le Centre régional Rideau, le Centre régional de la Huronie, et le Centre régional du Sud-Ouest);
  • Archives publiques de l'Ontario;
  • Archives du Centre de toxicomanie et de santé mentale;
  • Provincial Network on Developmental Services.