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Pour les femmes qui se trouvent dans une situation de violence, qu’elle soit physique, verbale ou psychologique, rien n’est plus important que de pouvoir se rendre à un endroit sûr.

La Maison Anselma à Kitchener, Ontario, offre ce lieu sûr aux femmes depuis maintenant plus de 30 ans.

Comme le souligne la directrice générale Mary Zilney, « Chaque femme a le droit de vivre sans violence et à l’abri des mauvais traitements. Chaque femme possède ce droit. » Et c’est selon ce principe que la Maison Anselma fournit un refuge et des services afin que les femmes et leurs enfants puissent découvrir comment se sortir de leur situation de violence.

Cependant, le personnel de la Maison Anselma a observé récemment que la demande pour ses services avait augmenté et que son refuge de 20 lits ne pouvait pas suffire à cette demande accrue. Mary et les autres membres du personnel sont donc arrivés à la conclusion que le moment était venu d’envisager la construction d’un refuge plus grand et plus efficace. Après avoir déployé des efforts inlassables pour recueillir des fonds et grâce à la grande générosité de la collectivité, du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral, c’est exactement ce qu’ils ont réussi à faire.

D’une superficie de près de 33 000 pieds carrés et offrant 45 lits, la nouvelle Maison Anselma est un superbe bâtiment — une lueur d’espoir — qui compte de nombreuses caractéristiques que l’ancien refuge ne possédait pas.

« L’un des avantages du nouveau refuge, explique Mary, c’est que les chambres ont été construites de manière à être polyvalentes. Chaque chambre comprend une porte donnant accès à la chambre d’à côté. Ainsi, si une femme se présente avec ses quatre enfants, nous pouvons leur offrir des chambres communicantes. »

Le refuge comporte également de grandes aires communes, comme la salle à manger, la cuisine et les salles réservées aux programmes afin d’encourager les femmes à participer aux services offerts par la Maison Anselma.

« Nous avons au sein de notre effectif une travailleuse de soutien clinique qui peut rencontrer les mères individuellement », déclare Merle Fast, gestionnaire de la Maison Anselma. « Elles peuvent ainsi participer à de la thérapie par la parole et surmonter leurs problèmes de cette façon. »

Des programmes réunissant les femmes, comme dans le cadre d’un groupe psychoéducatif et des cours sur la nutrition, sont en outre offerts afin d’aider les femmes à créer des liens entre elles et à se rendre compte qu’elles ne sont pas les seules à vivre de telles expériences.

« Un grand nombre d’entre elles me disent à quel point cela est rassurant de venir au refuge, ajoute Merle, et que, pour la première fois de leur vie, elles découvrent que d’autres personnes se trouvent dans la même situation qu’elles. »

C’est justement ce manque de sensibilisation à la fréquence de la violence faite aux femmes que le personnel de la Maison Anselma s’efforce de changer. Il est très rare qu’un refuge pour femmes ait une adresse publique et qu’il soit situé à un endroit central. Toutefois, ces caractéristiques uniques pourront faciliter la sensibilisation de la collectivité au phénomène de la violence et aider les femmes à se rendre compte qu’il existe un endroit où elles peuvent aller si elles souffrent et qu’il y a une lumière au bout du tunnel si elles veulent se sortir de leur situation de violence.

« Les mauvais traitements envers les femmes ne se produisent pas en vase clos », explique Merle. « Ils sont infligés dans les familles, dans les collectivités et dans la société. Les femmes doivent savoir qu’elles peuvent se rendre à un endroit sûr. »

Si elles ne le savaient pas auparavant, elles le savent maintenant grâce à la nouvelle Maison Anselma.