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Transcription

C’est un bel après-midi de novembre à Essex, petite ville d’à peine plus de 20 000 âmes située dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Pour Craig Demers, la journée est idéale pour faire un peu de basket ou de baseball. « Il fait beau dehors aujourd’hui », lance Craig tout en descendant de vélo, une autre de ses activités favorites.

Craig, ancien pensionnaire du Centre régional du Sud-Ouest pour personnes ayant une déficience intellectuelle, vit désormais en toute autonomie dans un appartenant mitoyen à un foyer de soutien ouvert 24 heures sur 24, administré par Community Living Essex. Au cours des deux années depuis lesquelles Craig vit au sein de la collectivité, il a eu tout loisir de prolonger certaines des expériences qu’il a faites au centre. Par exemple, Craig aime jouer au jeu de quilles et, jusqu’à l’année dernière, a pratiqué le patinage de vitesse, activités qu’il a toutes deux découvertes au sein de l’établissement. Craig est également resté en contact avec certains de ses amis qui sont, tout comme lui, d’anciens pensionnaires du centre.

Bien que son domicile soit à peine à une heure de route du centre, c’est comme si un océan séparait désormais Craig du vaste complexe de 300 acres qui a abrité ses derniers pensionnaires en octobre 2008. Une nouvelle vie s’offre à lui, riche en opportunités et en expériences nouvelles. Melissa Yakubu, qui travaille au foyer, a vu Craig changer depuis qu’il a quitté le centre « Je trouve qu’il est bien plus sociable. Il pose beaucoup plus de questions et aime faire de nouvelles expériences. »

Le fait que Craig soit prêt à s’essayer à de nouvelles activités lui a fait connaître de nombreux succès. Il suffit de poser le pied dans sa chambre pour ne pas en croire ses yeux! Une armoire murale exhibe fièrement les médailles et trophées qu’il a remportés lors de divers événements sportifs. En plus de sa passion pour le sport, Craig aime aussi travailler au sein de sa collectivité et n’a pas un, mais deux emplois, puisqu’il travaille à la fois pour un restaurant de pizzas du coin et pour la filiale locale de la Légion royale canadienne.

Que ce soit au travail ou à la maison, il met indubitablement beaucoup de cœur à l’ouvrage. « Personne ne fait la plonge ou ne nettoie le sol mieux que lui. Quand il se consacre à une tâche, il fait de l’excellent boulot », affirme Mike Siblani, le patron du Little Caesar’s, le restaurant où il travaille. Mike ne cache pas que Craig à beau être la première personne ayant une déficience intellectuelle qu’il ait engagée, ce ne sera certainement pas la dernière.

L’histoire de Craig constitue un parfait exemple de ce que le ministère s’efforce d’accomplir en fermant les derniers établissements destinés aux adultes ayant une déficience intellectuelle. Sa volonté et son désir de prendre part à la vie communautaire ne font aucun doute.

« Depuis qu’il est retourné dans sa collectivité, il ne souhaite qu’une chose, profiter pleinement de tout ce qui s’offre à lui en termes d’opportunités, de voyages ou d’engagements de toutes sortes », déclare Melissa.