Partager
Imprimer  || RSS ||

Ce lien vous conduira à la transcription de la vidéo: L’histoire de Cam

Transcription

Si vous roulez le long des rues tranquilles de North Bay, en Ontario, vous remarquerez sûrement le magnifique rivage, le paysage rustique et le charme particulier de cette petite ville du Nord. En revanche, vous ne remarquerez probablement pas la population des sans-abri; non pas parce qu'elle n'existe pas, mais plutôt grâce aux efforts du Crisis Centre North Bay.

Le Crisis Centre North Bay est un abri de 19 places, situé dans une rue résidentielle tranquille. Il est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et on y loge deux personnes par chambre. Les clients préparent les repas, s'occupent des tâches ménagères quotidiennes et s'entraident le plus possible. En plus de son style de vie communautaire, le Crisis Centre North Bay se fait un point d'honneur à résoudre les problèmes secondaires comme les dépendances ou les troubles de la santé mentale, qui accompagnent parfois l'itinérance, afin de préparer les clients à s'installer dans des logements abordables et sécuritaires.

« Lorsque nous accueillons les gens ici, explique Kristine Woods, directrice générale du Crisis Centre North Bay, nous consacrons du temps à leur parler individuellement des problèmes secondaires qu'ils pensent devoir résoudre avant de pouvoir quitter le centre. »

À partir de là, le centre passe à l’action. Des travailleurs des ressources se trouvent dans l'abri en tout temps pour soutenir les clients dans leurs efforts.

« Pour chaque personne que nous accueillons, nous effectuons une évaluation dès le début, précise Richard Lemay, travailleur des ressources au Centre. Nous déterminons ce qu'elle a besoin et comment l'aider. Puis, nous mettons notre plan à exécution. »
Parfois, nous devons les mettre en contact avec des services de counseling en toxicomanie; d'autres fois nous devons les orienter vers une agence de placement en ville. Lorsque les problèmes secondaires sont résolus, il est temps de leur trouver un logement sûr où ils pourront emménager. »

« Nous avons tous le même objectif, affirme Kristine. À savoir, réintégrer les clients dans la société, leur donner la possibilité d'avoir une vie privée, indépendante et en toute intégrité. »
Pauline Giroux sait très bien que l'itinérance peut arriver à n'importe qui. Heureusement, elle sait aussi, de par sa propre expérience, que le Crisis Centre North Bay peut être un formidable domicile temporaire et ce qu'il peut accomplir pour ses clients.

Cette récente diplômée universitaire et mère monoparentale s'est retrouvée dans une situation désespérée lorsque l'appartement dans lequel elle vivait a été envahi par la moisissure. Face à une liste d'attente de deux ans pour un logement abordable, Pauline a fait la seule chose qu'elle pouvait faire afin éviter de se retrouver, avec sa fille, à la rue : elle a frappé à la porte du Crisis Centre North Bay.

« J'avais peur, avoue-t-elle, parce que je pensais que je devrais tout faire toute seule. Tout le monde était merveilleux et m'a aidée avec tout. »

En l'espace de quelques jours, le Crisis Centre avait trouvé à Pauline une maison de ville tranquille, sûre et très abordable. »

« Ils m'ont sauvé la vie, insiste-t-elle. Parce que je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas où aller. Si je n'étais pas venue frapper à la porte du Crisis Centre, je ne sais pas où je serai aujourd'hui. »

Même si Pauline n'est plus une cliente du Crisis Centre, elle va régulièrement lui rendre visite. Elle affirme qu'elle n'oubliera jamais le soutien qu'elle y a reçu et l'aide que le centre lui a apportée pendant ces moments difficiles de sa vie. Elle s'en souvient chaque fois qu'elle franchit le seuil de sa nouvelle maison.

« C'est un endroit magnifique, s'exclame-t-elle. J'adore. »