[ Le Centre Victoria pour femmes de Sudbury est une agence du ministère des Services sociaux et communautaire qui fournit des services aux femmes francophones victimes de violence familiale.

Le ministère des Services sociaux et communautaires injecte annuellement plus de 136 million de dollars dans les programmes visant à réduire la violence familiale. ]

Gaëtane Pharand : Nous on a une phrase-clé qu’on utilise depuis la fondation si on veut du Centre, c’est ‘en soutien des femmes francophones qui luttent contre la violence‘.

On voulait vraiment une recon fondamental à qui on est comme organisme.

Et l’idée d’abord, quand on a commencé à Sudbury, c’était d’offrir des services en agression à caractère sexuel. Donc les femmes qui ont vécu une forme d’abus, avec ce qu’on appelle le caractère sexuel. Donc c‘était vraiment ça le mandat premier, mais très vite on a agrandi pour inclure toutes les formes de violence, toutes les formes autres que le refuge, donc toutes les autres formes d’appui qu’on peut offrir.

Donc recevoir les femmes, valider un peu leur expérience quand on fait de l’intervention individuelle, donc on va faire une certaine analyse de leur réalité, de leurs besoins et à partir de ça voir quel est le besoin prioritaire.

Nous ce qu’on annonce c’est vraiment pour toutes les femmes de 16 ans en montant. Mais on les voit quand même très jeunes jusqu’à — on a eu des femmes passé 75 ans!

C’est clair qu’une femme qui vit de la violence, en moyenne va vivre 35 épisodes de violence avant de décider de quitter ou de se défaire de ce contexte de violence.

[ Au cours de l’année 2008-2009, le Centre Victoria pour femmes a reçu plus d’un quart de million de dollars en financement de base du ministère des Service sociaux et communautaires pour opérer la ligne téléphonique d’urgence, FEM-AIDE. ]

Réceptionniste : FEM-AIDE bonjour!

Gaëtane Pharand : Pour nous la ligne FEM-AIDE c’est le point d’entrée. C’est un service provincial.

Donc il y a un numéro, 1 877 FEM AIDE.

Les appels qui entrent à ce numéro-là sont redirigés dans trois (3) régions de la province selon le code régional.

On veut vraiment que la ligne devienne la façon que les gens vont commencer à accéder au service.

Si c’est une femme qui a un besoin urgent d’hébergement, c’est pas le Centre qui va réussir à faire ça. Nous on va pouvoir la diriger immédiatement à l’hébergement dans sa communauté ou le plus près de sa communauté.

[ Viviane a perdu sa mère lorsqu’elle était très jeune et fût élevée par son père. Dans son enfance, elle a subi des agressions sexuelles, physiques et psychologiques. Elle a été référée au Centre Victoria pour femmes et reçoit des services depuis environ 12 mois.

Bien qu’au début, elle pouvait à peine parler des abus qu’elle avait subis, aujourd’hui elle est une femme épanouie. Elle termine sa maîtrise en psychologie et propose sa candidature au programme de doctorat. ]

Cliente au téléphone : Je suis venue au Centre Victoria pour femmes parce que ma tante m’a référée.

Les services que j’ai reçus au Centre Victoria pour femmes c’est du counseling, des techniques de grounding.

J’ai pris un cours de technique auto-défense.

J’ai aussi fait des thérapies Impact pour m’aider à gérer le deuil de ma mère.

Gaëtane Pharand : On a fait de l’art-thérapie. On fait aussi de la programmation…ce qu’on appelle l’auto-défense.

C’est vraiment pas des techniques seulement, ça va au-delà de ça …

… de se retrouver une force intérieure, de la reconnaître et de pouvoir s’en servir.

Cliente au téléphone : J’ai développé des nouveaux objectifs dans ma vie, dans ma carrière.

Mon objectif c’est d’aller chercher ma maîtrise et mon doctorat.

Et je suis plus consciente comment mon passé a affecté ma vie.

Je peux aussi établir mes limites et j’ai moins de culpabilité.

Je me sens à l’aise avec qui je suis.

Gaëtane Pharand : Donc l’appui transitoire c’est la transition d’une relation abusive à une vie indépendante sécuritaire le plus possible et avec quand même des outils.