En 1876, le gouvernement de l’Ontario ouvrit son premier établissement pour personnes ayant une déficience intellectuelle.

Initialement appelé « Ontario Asylum for Idiots », il était bâti à l’extérieur d’Orillia sur les rives du lac Simcoe.

Bien plus tard, on changea son nom en Centre régional de la Huronie, pour correspondre à l’évolution des mentalités et à une meilleure compréhension des personnes ayant une déficience intellectuelle. À son apogée, le Centre hébergeait plus de 2 500 personnes.

Et d’abord pourquoi l’Ontario a-t-il construit ces établissements? Il y avait plusieurs raisons à cela.

L’une d’elles était le manque de services et de soutiens offerts dans la collectivité pour aider les familles qui auraient pu souhaiter garder leurs proches chez elles.

Une autre raison résidait dans la façon dont la société envisageait les personnes ayant une déficience intellectuelle.

On les considérait comme des patients. Il fallait les traiter. Et elles devaient être protégées des exigences de la vie de tous les jours.

La meilleure façon de procéder consistait à le faire dans des établissements bâtis loin des villes, au grand air dans les grands espaces de la campagne. 

Cette mentalité persista même jusque dans les années soixante. Les médecins conseillaient aux familles de placer leurs proches dans un établissement pour personnes ayant une déficience intellectuelle.

En 1960, le gouvernement de l’Ontario exploitait 16 établissements pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Plus de 6 000 pensionnaires y vivaient, aussi bien des enfants que des adultes.

Pour en savoir plus

De la vie en établissement à l’integration communautaire : Histoire des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario