Kate: Ce gouvernement est le premier a mettre sur pied un Plan d'action contre la violence familiale. Il y a encore beaucoup à faire mais ça bouge dans la bonne direction. Le plan fait maintenant partie de l'agenda politique.

14 000 femmes on utilisé un hébergement d'urgence en Ontario.

Madeleine Meilleur : Une annonce qui est très importante aujourd’hui va aider nos agences qui travaillent avec les femmes victimes de violence, soit à ajouter des lits dans leur agence, à donner de meilleurs services, à embaucher du personnel supplémentaire.

Kate : Lorsque l'on est une personne démunie, on a peu de soutien. Où allez-vous aller ? Vous allez venir ici. Et même cela, c'est très difficile d'aller dans un refuge pour femmes parce que ça fait peur…et vos enfants … pour eux il est leur père! … c'est l'homme qu'ils connaissent comme étant leur père et les enfants aiment leur père! … c'est très difficile. Les femmes sentent une pression pour retourner à leur domicile parce que les enfants veulent préserver la cellule familiale.

Kate : La Women's Community House est un refuge à haute sécurité. Nous sommes ici dans l'un de nos bâtiments … il y a 3 portes successives à traverser et chacune doit se refermer derrière nous avant que la prochaine porte ne s'ouvre.

Kate : Ce concept est similaire aux prisons mais dans notre cas on ne veut pas que certaines personnes y entrent. Nous avons 16 caméras autour du bâtiment. Nous avons également un système qui photographie toute personne qui entre chez-nous.

Une femme a séjourné en moyenne 21 jours dans une hébergement d'urgence. 14 000 femmes ont utilisé un hébergement d'urgence en Ontario.

Madeleine Meilleur : En ajoutant cet argent-là, en augmentant le financement à nos agences de 5%, on veut donner à ces femmes-là cette option. C’est-à-dire que … non, vous n’avez pas à rester en situation de violence. Vous avez une maison pas loin de chez-vous ou … aussi des services. Si elles ne veulent pas aller dans un gite, elles ont d’autres options, c’est-à-dire soit recevoir le counseling par téléphone ou aller visiter l’agence pour recevoir ces services-là. Alors on veut montrer à la femmeb … on veut l’appuyer pour qu’elle se remette sur ses deux pieds pour pouvoir continuer sa vie.

Kate : Lorsque vous sortez d'une relation de couple, si vous n'avez pas pu obtenir des renseignements au sujet de votre situation financière, si vous êtes isolée … lorsque vous venez ici vous êtes non seulement sans domicile, vous êtes pauvre et démunie. Vous ne savez même pas comment obtenir ce dont vous avez besoin!

Deb Matthews : Cette annonce est tout à fait en lien avec notre stratégie de réduction de la pauvreté. Nous savons que les femmes qui ont subies de la violence sont aussi plus pauvres que les autres femmes et cette annonce de fonds augmente notre capacité à les soutenir ainsi que leurs enfants … ils sont très vulnérables.

Il est très difficile de quitter une relation où il y a de la violence. Beaucoup trop de femmes demeurent dans ces relations parce qu’elles n’ont pas les moyens de partir.

On a ajouté 83 nouvelles places dans les refuges de l'Ontario et on a injecté 1.5 million de dollars dans les maisons de transition pour offrir aux femmes la sécurité et le soutien nécessaires pour reconstruire leur vie.

Deb Matthews : La possibilité pour les femmes et leurs enfants de se reconstruire durant leur séjour dans une maison de transition, favorise justement leur transition vers une vie meilleure.

Karin : Pouvez-vous nous dire ce qu'est un foyer d'étape intermédiaire?

Kate : On arrive dans un foyer d'étape intermédiaire lorsque la période de crise est derrière nous mais quand on a encore besoin de soutien, de protection…on vit ici dans un appartement … nous avons 25 appartements … on peut y habiter avec nos enfants pendant un an. L'accès y est contrôlé … nous organisons des groupes de soutien … nous les mettons en contact avec d'autres services qui sont offerts dans la collectivité et les femmes se préparent à aller de l'avant ! Nous avons des appartements accessibles aux personnes qui ont un handicap. Il est difficile de trouver des appartements accessibles qui sont sécuritaires et abordables.

Madeleine Meilleur : On continue à financer ces agences-là, on continue à ouvrir de ces maisons, à ajouter des lits. J’aimerais voir le jour où est-ce qu’on va pouvoir fermer ces maisons-là … mais je pense pas que c’est pour demain.

Karin : Avez-vous parfois des nouvelles des personnes qui ont été hébergées chez-vous, des femmes qui sont allées dans des maisons de transition … qui ont pu améliorer leur vie, leur situation et se reprendre en main?

Kate : Oui … oui, tout à fait. Nous recevons ce genre de bonnes nouvelles régulièrement. Nous recevons des lettres, des cartes de remerciements … il se produit des miracles ! Nous avons plein de belles histoires avec de merveilleux dénouements ce qui nous fait réaliser que le travail que nous faisons ici est primordial.

Madeleine Meilleur : Ce gouvernement-ci est à l’écoute des femmes et veulent les appuyer, veulent les aider à s’en sortir et nous le pouvons en augmentant les budgets des agences.