La personne qui tire un revenu d’une entreprise et qui demande ou bénéficie du soutien du revenu peut non seulement être admissible à ce soutien, mais aussi à l’exemption d’éléments d’actif d’entreprise d’une valeur supérieure à ce qui est autrement prévu, sur autorisation de la directrice ou du directeur. Les exemptions en matière de gains, y compris les déductions pour frais de garde d’enfants et les dépenses liées à un handicap, sont appliquées au revenu mensuel net que la personne tire de l’exploitation de son entreprise, afin de déterminer le montant du soutien du revenu auquel elle peut avoir droit.
Les personnes bénéficiaires du soutien du revenu et les membres admissibles de leur groupe de prestataires ont droit à une prestation liée à l’emploi de 100 $ chaque mois où ils tirent un revenu net positif d’une entreprise.
Si une personne qui demande ou qui bénéficie du soutien du revenu travaille à son compte, il faut déduire les dépenses d’entreprise autorisées du revenu brut de son entreprise, afin de calculer le revenu net. On déduit de ce revenu net les exemptions en matière de gains de même que les déductions applicables, le cas échéant, pour frais de garde d’enfants et les dépenses liées à un handicap afin de déterminer le soutien du revenu à payer.
Des éléments d’actif d’entreprise d’une valeur maximale de 20 000 $ sont permis s’ils sont indispensables à l’exploitation de l’entreprise. Ce plafond s’applique par membre du groupe de prestataires, et non par entreprise. Par exemple, si un membre du groupe de prestataires exploite plus d'une entreprise, le montant des éléments d’actif d’entreprise du groupe de prestataires ne doit pas dépasser 20 000 $. Par contre, si deux membres du groupe de prestataires exploitent chacun leur propre entreprise, le plafond des éléments d’actif d’entreprise du groupe de prestataires est alors égal à 40 000 $. Un montant supérieur n’est permis que sur autorisation de la directrice ou du directeur.
Les outils du métier qui sont essentiels à l’exploitation d’une entreprise sont exclus du calcul des éléments d’actif autorisés.
les personnes bénéficiaires du soutien du revenu et les membres admissibles de leur groupe de prestataires qui disposent d’un revenu mensuel d’entreprise net positif ont droit à une prestation liée à l’emploi de 100 $ chaque mois où ils tirent un revenu net positif de leur entreprise.
Le montant du soutien du revenu mensuel payable à une personne travaillant à son compte est calculé sur une base annuelle en fonction du revenu d’entreprise annuel net prévu, réparti sur un an. Les bénéficiaires qui travaillent à leur compte doivent à tout le moins fournir un rapport annuel à la directrice ou au directeur qui détaille le revenu, les éléments d’actif et les dépenses de leur entreprise. Les personnes qui le souhaitent peuvent aussi fournir ces renseignements sous forme de rapports mensuels.
Encourager le travail indépendant comme source d'autonomie financière accrue.
Quiconque bénéficie du soutien du revenu et veut être reconnu comme exerçant un travail indépendant doit fournir au personnel du POSPH la copie la plus récente d’un des documents ci-après envoyé à l'Agence du revenu du Canada:
Il doit aussi fournir ce qui suit:
Toute personne travaillant à son compte, qui ne peut fournir les documents fiscaux ci-dessus et n’a pas reçu de T4 pour la même activité, doit fournir l'un des documents suivants :
Dans la mesure du possible, les bénéficiaires doivent fournir une copie de leur relevé d’impôt à la fin de l’année pour confirmer le montant de revenu déclaré à titre de travailleur autonome. Le personnel du POSPH peut faire preuve d’une certaine souplesse en ce qui concerne le délai applicable à la communication du relevé d’impôt. Par exemple, si l’examen annuel a lieu au début de l’année civile ou que la personne vient de mettre sur pied sa propre entreprise, l’obligation de fournir une copie du relevé d’impôt peut être reportée à une date raisonnable après la date limite fixée pour la production des déclarations de revenus.
Dans certains cas, le personnel du POSPH peut accepter d’autres moyens de vérification du revenu d’entreprise. Par exemple, l’Agence du revenu du Canada n’oblige pas les personnes dont le revenu à titre de travailleur indépendant est inférieur à l’exemption personnelle de base et qui n’ont aucune autre source de revenu (à l’exception des prestations d’aide sociale) à produire une déclaration de revenus si elles n’ont aucun impôt à payer. Dans un tel cas, on peut accepter des reçus des clients comportant des précisions sur les services fournis (dates, description du service, coûts, etc.) à titre de vérification du revenu pourvu que la personne bénéficiaire fournisse une copie de ses relevés bancaires confirmant le revenu reçu.
Aux fins du calcul du soutien du revenu offert dans le cadre du POSPH, les bénéficiaires qui offrent des services de gardiennage d’enfants, appelé aussi baby-sitting, de tonte de pelouses, de déblaiement de la neige ou autres, en échange d’un montant prédéterminé, sont généralement considérés comme des travailleurs indépendants à moins de pouvoir démontrer l’existence d’une relation directe employé-employeur. La personne qui exerce ces activités est rémunérée en échange de services rendus, ce qui correspond à la définition du travail indépendant.
Nota : Pour démontrer l’existence d’une relation directe employé-employeur et confirmer le montant de son revenu, la personne doit fournir une pièce justificative comme un talon de chèque de paie, un feuillet T4 ou autre. Si la personne est considérée comme un « employé », le revenu de gardiennage d’enfants, etc. obtenu correspond à des gains et est traité conformément aux dispositions de la directive 5.3 Déductions du revenu d'emploi et de formation.
Si la ou le bénéficiaire du soutien du revenu se dit intéressé à se lancer en affaires alors que son handicap pose un obstacle à la création ou au maintien d’une entreprise, il convient de l’informer du volet soutien de l’emploi du POSPH. Certains bénéficiaires peuvent être admissibles à une aide d’un fournisseur de services communautaires au titre de l’élaboration d’un plan d’affaires ou à d’autres mesures de soutien au travail indépendant, au besoin et selon ce qui est approprié.
On entend par « revenu d’entreprise brut » la totalité des rentrées d’argent de l’entreprise, provenant notamment des sources suivantes :
La taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH) perçues auprès des clients pour le compte de l’Agence du revenu du Canada ne constituent pas un revenu d’entreprise. Les bénéficiaires du soutien du revenu qui recueillent la TPS ou la TVH doivent présenter une confirmation de l’Agence selon laquelle la TPS ou la TVH recueillie lui a bien été versée.
Les paiements reçus par l’intermédiaire du Fonds d’intégration pour les personnes handicapées, administré par le gouvernement fédéral, à l’égard de programmes de formation et de prestations de soutien visant à favoriser le travail indépendant ne sont pas considérés des revenus d’entreprise. De plus, les paiements reçus dans le cadre du Fonds d’intégration pour les personnes handicapées sont exemptés du calcul du revenu et de l’avoir dans la mesure où les paiements servent à couvrir des coûts encourus ou qui seront encourus en raison de la participation à une activité approuvée liée à l’emploi, comme le démarrage d’une entreprise. Ces paiements ne visent pas à couvrir des dépenses courantes.
Il faut s’assurer que les dépenses d’entreprise sont « raisonnables », autrement dit qu’elles satisfont les critères suivants :
La TPS/TVH payée sur les produits et services achetés pour l’entreprise ne constitue pas une dépense d’entreprise autorisée. L’Agence du revenu du Canada peut rembourser la TPS/TVH à tout moment de l’année, en autant que la personne qui en réclame le remboursement garde les reçus pertinents. Le remboursement n’est pas inclus dans le revenu aux fins du calcul du soutien du revenu auquel une personne peut avoir droit.
Exception :
Les petites entreprises, qu’il s’agisse d’une entreprise individuelle, d’une société en nom collectif ou d’une personne morale, dont le revenu imposable (avant les dépenses) résultant de toutes les activités de leur entreprise est égal ou inférieur à 30 000 $ au cours de la dernière année d’imposition ne sont pas tenues de s’inscrire aux fins de la perception de la TPS/TVH.
Le petit entrepreneur qui décide de ne pas s’inscrire aux fins de la perception de la TPS/TVH ne peut toutefois pas exiger la TPS ou la TVH de ses clients et la TPS/TVH qu’il paie sur les achats effectués pour le compte de son entreprise constitue un coût dont il ne peut réclamer le remboursement. Dans ces cas, lorsque la ou le bénéficiaire du POSPH n’est pas inscrit aux fins de la perception de la TPS/TVH, la TPS/TVH qu’elle ou il a payée sur les produits et services achetés pour son entreprise peut être comptée comme une dépense d’entreprise autorisée.Les bénéficiaires qui travaillent à leur compte doivent présenter un registre des déplacements ou un autre document confirmant le nombre de kilomètres qu’affiche le compteur kilométrique du véhicule. Les taux de kilométrage prévus pour les véhicules personnels utilisés à des fins d’entreprise ne s’appliquent pas aux véhicules utilisés aux seules fins de l’entreprise, étant donné que les dépenses en essence, en entretien et en assurance constituent déjà des dépenses d’entreprise approuvées.
Les bénéficiaires qui achètent des articles avec de l’argent prêté à leur entreprise doivent noter ces articles sur la formule Demande d’approbation - Remboursement de l’emprunt à titre de dépense d’entreprise, et non sur la formule Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise.
Les bénéficiaires qui travaillent à leur compte doivent remplir une Demande d’approbation - Remboursement de l’emprunt à titre de dépense d’entreprise avant que leurs remboursements d’emprunt puissent être déduits comme dépenses d’entreprise. Les spécialistes du soutien du revenu doivent examiner la demande et autoriser la déduction des remboursements, si l’argent emprunté est effectivement utilisé aux fins de l’entreprise. Les remboursements d’emprunt sont enregistrés en tant que dépenses d’entreprise sur la formule Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise. Ces paiements sont déductibles chaque année jusqu’au remboursement complet de l’emprunt.
Prenons un exemple. Une personne bénéficiaire du soutien du revenu reçoit en juin un prêt de 5 000 $ pour son entreprise. Ces 5 000 $ sont exemptés du calcul du revenu et de l’avoir. La personne rembourse son emprunt à raison de 350 $ par mois. Dès le moment où sa demande d’approbation du remboursement de l’emprunt à titre de dépense d’entreprise lui est accordée, elle peut inclure ces 350 $ dans ses dépenses sur la formule Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise.
En juillet, la même personne achète de l’équipement pour son entreprise qui coûte 3 500 $ et d’autres fournitures au prix de 1 500 $. Le coût de cet équipement et de ces fournitures n’est pas inclus dans les dépenses sur le Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise, puisque les 350 $ de remboursement mensuel de l’argent emprunté pour les acheter le sont déjà. Le coût de ces articles est inscrit sur la formule Demande d’approbation - Remboursement de l’emprunt à titre de dépense d’entreprise.
Toutefois, lorsque la personne réalise son projet de réinvestissement en achetant un bien ou un service, les sommes affectées à cet achat ne sont pas déductibles comme dépenses autorisées, vu qu’elles ont déjà été déduites à ce titre.
Les bénéficiaires du soutien du revenu qui travaillent à leur compte doivent faire approuver leur intention d’accumuler des revenus en vue d’un réinvestissement dans leur entreprise. Ils doivent à cette fin remplir la formule Demande d’approbation de réinvestissement et fournir les renseignements suivants :
Lors de l’examen d’un projet de réinvestissement pour approbation, le personnel du POSPH doit vérifier si le plan :
En principe, un projet de réinvestissement n’est approuvé que si l’entreprise réalise un revenu net positif de façon continue.
Si le coût d’un bien ou d’un service acheté grâce à un réinvestissement approuvé dépasse le montant de la somme mise de côté pour financer cet achat, le montant excédentaire peut être inclus dans les dépenses déductibles sur la formule Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise. À titre d’exemple, si un article coûte 1 200 $ et que la personne bénéficiaire du soutien du revenu utilise pour l’acheter 1 000 $ qu’elle a économisés en vue d’un réinvestissement dans son entreprise, les 200 $ additionnels qu’elle doit débourser sont ajoutés aux dépenses sur le rapport. Les premiers 1 000 $ ont déjà été enregistrés comme dépenses au titre du réinvestissement.
La somme qu’une personne a mise de côté en vue d’un réinvestissement, mais qu’elle n’utilise finalement pas aux fins de son entreprise ou qu’elle retire à des fins personnelles est incluse dans le revenu utilisé pour calculer le soutien du revenu qui lui est payable.La TPS ou la TVH versée à l’Agence du revenu du Canada. Comme il est indiqué à la page 5 de la présente directive, la TPS ou la TVH versée à l’Agence n’est pas une dépense d’entreprise autorisée, puisqu’elle a été recueillie pour le compte de l’Agence et qu’elle ne constitue pas une dépense engagée par la personne bénéficiaire du soutien du revenu.
Liste de dépenses d'entreprise non autorisées
Salaires. Les salaires versés à des membres du groupe de prestataires ou à d’autres employés, de même que les autres dépenses liées à la paie (p. ex. l’impôt sur le revenu, l’assurance-emploi, les contributions au Régime de pensions du Canada ou celles à la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail) ne constituent pas des dépenses d’entreprise autorisées, même si la personne bénéficiaire du soutien du revenu considère qu’elles sont nécessaires. Nota : Ceci ne s’applique pas aux paiements versés à quelqu’un qu’une personne bénéficiaire du soutien du revenu embauche à cause de son handicap pour pouvoir exploiter son entreprise.
Les paiements d’une personne bénéficiaire du soutien du revenu à ses enfants à charge ne constituent pas une dépense d’entreprise approuvée. S’ils sont faits à un enfant à charge, ils ne sont pas inclus dans le revenu du groupe de prestataires.
Disons par exemple qu’une personne fait un voyage à Vancouver qui lui coûte 475 $ et qui lui rapporte 300 $. Cette personne peut être autorisée à déduire 300 $ de son revenu comme dépense d’entreprise autorisée. La différence de 175 $ est considérée comme une perte d’entreprise et elle n’est pas déductible.
Pareillement, si le voyage a coûté 500 $ et qu’il a engendré 700 $ de revenu, les 700 $ sont considérés comme un revenu d’entreprise et les 500 $ peuvent être approuvés comme dépense d’entreprise.
Quiconque fait un voyage d’affaires doit présenter une vérification du revenu que le voyage a engendré pour obtenir l’approbation des dépenses relatives à son déplacement.
Quiconque envisage de faire un déplacement à l’extérieur de l’Ontario pendant plus de 30 jours doit faire approuver cette absence avant de quitter la province.On entend par « outils du métier » les outils ou instruments manuels et techniques utilisés dans l’exercice d’une profession, d’un métier ou d’une occupation quelconque. Les outils du métier sont exemptés du plafonnement de l’avoir s’ils répondent aux critères suivants :
Exemples : Une machine à coudre, une machine à presser et de grands ciseaux qu’utilise un tailleur indépendant sont considérés comme ses outils du métier et constituent un avoir exempté. L’ordinateur dont se sert une graphiste est pareillement considéré comme un outil du métier.
Les articles qui ne répondent pas aux deux critères ci-dessus sont considérés comme des avoirs personnels ou des éléments d’actif d’entreprise et sont soumis aux plafonnements applicables.
Il n’y a aucune limite à la valeur des outils du métier que peut posséder une personne bénéficiaire du soutien du revenu qui travaille à son compte.
Si une personne bénéficiaire du soutien du revenu fait des paiements mensuels relatifs à un outil du métier, il convient d’autoriser ces paiements comme dépenses d’entreprise légitimes.
Les véhicules automobiles commerciaux nécessaires à l’exploitation d’une entreprise et utilisés exclusivement aux fins de celle-ci (p. ex. véhicule de messagerie ou de livraison, dépanneuse, camion à benne basculante, camion de ravitaillement, etc.) sont considérés comme des outils du métier. Il faut toutefois que la personne qui bénéficie du soutien du revenu et qui travaille à son compte soit propriétaire du véhicule en question ou le loue et l’utilise. La personne doit remplir une déclaration confirmant son utilisation du véhicule.
La valeur d’un véhicule automobile commercial n’est pas prise en considération au moment d’établir la valeur des éléments d’actif d’entreprise. La valeur des véhicules automobiles commerciaux n’est pas plafonnée. Les véhicules automobiles personnels utilisés aux fins de l’entreprise sont toutefois considérés comme un avoir personnel.
On entend par éléments d’actif d’entreprise tous les autres articles nécessaires à l’exploitation d’une entreprise, y compris les stocks, les matières premières et l’argent en dépôt dans un compte d’affaires. Les bénéficiaires du soutien du revenu sont autorisés à accumuler jusqu’à 20 000 $ d’éléments d’actif d’entreprise par entreprise.
Les critères auxquels doivent satisfaire les éléments d’actif d’entreprise sont les suivants :
Les bénéficiaires du soutien du revenu doivent expliquer par écrit les raisons pour lesquelles chacun de leurs éléments d’actif d’entreprise est indispensable à l’exploitation de leur entreprise et de quelle façon il contribue aux activités de cette dernière. S’il s’avère que l’entreprise n’a pas été active ou qu’elle n’a pas engendré la vente de biens ou de services au cours des 12 derniers mois, les éléments d’actif sont considérés comme des avoirs personnels et soumis au plafonnement correspondant.
La valeur des éléments d’actif d’entreprise est établie en déduisant de leur juste valeur marchande le solde de tout emprunt impayé s’y rapportant. La « juste valeur marchande » est égale au prix maximum dont conviendraient deux parties n’ayant aucun lien de dépendance, agissant en toute liberté et en pleine connaissance de cause, dans un marché où la concurrence peut librement s’exercer.
La valeur exemptée d’un élément d’actif d’entreprise est égale au montant restant après avoir soustrait de sa juste valeur marchande le solde impayé de tout emprunt contracté, le cas échéant, en vue de l’acheter. À titre d’exemple, si une personne dispose d’éléments d’actif d’entreprise dont le coût au départ était de 6 000 $ et à l’égard desquels il lui reste à rembourser 2 000 $ d’un prêt d’entreprise, le montant retenu pour établir la valeur exemptée des éléments d’actif d’entreprise est de 4 000 $. S’il est nécessaire de confirmer la juste valeur marchande d’un élément d’actif, il convient de s’en remettre à son fabricant, à un détaillant ou aux renseignements disponibles dans les journaux.
Les éléments d’actif d’entreprise au-delà de 20 000 $ ne sont pas exemptés, sauf sur autorisation de la directrice ou du directeur.
Les éléments d’actif d’entreprise excédentaires sont considérés comme des avoirs personnels et soumis au plafonnement correspondant. La ou le bénéficiaire du soutien du revenu dont la valeur totale de l’avoir dépasse le plafond prescrit dispose d’une période de grâce de six mois au maximum pour se défaire de l’excédent. Son admissibilité est réévaluée à l’expiration de cette période de grâce.
Si plusieurs membres du groupe de prestataires ont un intérêt sur la même entreprise ou exploitent une seule et même entreprise ensemble, la valeur maximale des éléments d’actif d’entreprise exemptés est limitée à 20 000 $. Si un membre du groupe de prestataires a un intérêt sur plusieurs entreprises ou en exploite plusieurs, la valeur exemptée de ses éléments d’actif d’entreprise est également limitée à 20 000 $ pour l’ensemble des entreprises en question. Si chaque membre du groupe de prestataires a un intérêt sur une entreprise différente, chacun a droit à 20 000 $ d’éléments d’actif d’entreprise exemptés. Il faut passer les éléments d’actif d’entreprise en revue une fois par année ou lorsque cela est nécessaire (p. ex. lorsqu’une personne bénéficiaire fait savoir qu’elle s’est procuré du nouvel équipement).
Les liquidités de l’entreprise s’entendent en général des espèces et de tout autre effet de commerce dont les banques acceptent le dépôt et qu’elles créditent immédiatement au compte de la personne qui les dépose (p. ex. chèques, mandats et traites bancaires). Dans le cas des personnes qui font un travail indépendant, les liquidités de l’entreprise s’entendent aussi de l’argent gagné grâce à l’entreprise et conservé dans un compte d’affaires qui n’a pas fait l’objet d’une autorisation de réinvestissement. L’argent en dépôt dans un compte d’affaires est considéré un élément d’actif d’entreprise : il doit représenter au maximum 5 000 des 20 000 $ de la valeur totale des éléments d’actif d’entreprise exemptés.
Les liquidités de l’entreprise qui dépassent le maximum prévu pour l’argent en dépôt dans un compte d’affaires ne sont plus un élément d’actif d’entreprise exempté. Elles sont traitées comme un avoir personnel et soumises aux plafonnements prescrits par voie de règlement.
Le montant du soutien du revenu versé à une personne qui travaille à son compte se fonde sur une estimation du revenu net annuel qu’elle peut espérer tirer de son entreprise.
En ce qui concerne les entreprises existantes, l’estimation du revenu se fonde sur le revenu d’entreprise net de l’année précédente. Le montant du soutien du revenu mensuel payable à une personne travaillant à son compte se fonde sur le revenu d'entreprise annuel net de celle-ci (pour établir le revenu mensuel net, divisez le revenu annuel net par 12).
En ce qui concerne les entreprises qui en sont à leur première année d’exploitation, leur revenu d'entreprise net peut être estimé à 0 $ s’il y a lieu de penser que cette première année se soldera vraisemblablement par une perte. Si une personne déclare une perte d’entreprise, il faut essayer de déterminer comment elle a financé cette perte.
Il faut encourager la personne qui bénéficie du soutien du revenu et qui fait un travail indépendant à se mettre en rapport avec le bureau du POSPH si ses gains sont plus ou moins importants que les gains prévus et s’il faut rajuster le montant estimatif des gains en vue de mieux refléter le revenu d’entreprise réel.
Le revenu annuel net est égal au revenu d’entreprise brut moins les dépenses d’entreprise autorisées déclarées sur la formule Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise. On déduit de ce revenu annuel net les exemptions en matière de gains de même que les déductions pour frais de garde d'enfants et les déductions liées à un handicap.
À la fin de chaque année, le rapport financier annuel sert à établir ce qui suit :
Si la ou le bénéficiaire du soutien du revenu exploite une entreprise qui, année après année, n’engendre aucun revenu net, il faut déterminer s’il n’y a pas lieu de diriger la personne vers le volet soutien de l’emploi du POSPH.
On entend par entreprise saisonnière une entreprise qui, de par sa nature, n’est active et exploitée que durant certaines parties de l’année. Le déblaiement de la neige et l’aménagement paysager sont deux exemples d’entreprises saisonnières.
Si une personne tire un revenu d’une entreprise saisonnière, il faut en tenir compte pour calculer le soutien du revenu qui lui est payable durant les mois d’activité de l’entreprise. Il ne faut pas répartir le revenu d’une entreprise saisonnière sur toute l’année.
Si la personne bénéficiaire du POSPH a touché un soutien du revenu inférieur à celui auquel elle avait droit, il faut lui payer l’arriéré qui lui est dû. Pareillement, si elle a touché un soutien du revenu supérieur à celui auquel elle avait droit, il faut calculer le montant du paiement excédentaire qui lui a été versé et déduire celui-ci de tout soutien du revenu à venir. Voici quelques exemples de cas de figure engendrant ou non des arriérés ou des paiements excédentaires :
Exemple
A. Aucun arriéré ni paiement excédentaire
B. Arriérés
C. Paiements excédentaires
Si le soutien du revenu basé sur un revenu d’entreprise estimatif entraîne un paiement excédentaire pour l’année écoulée, ce paiement excédentaire est déduit du soutien du revenu versé l’année suivante.
Pour pouvoir surveiller combien gagnent les personnes bénéficiaires du soutien du revenu qui exercent un travail indépendant, il faut les informer des exigences en matière de tenue des livres qu’elles doivent satisfaire.
La tenue des livres doit se faire de façon minutieuse, car les documents comptables serviront à surveiller, au besoin, les activités de l’entreprise. Ces documents incluent :
Ces documents serviront à produire un rapport annuel. Le personnel du POSPH peut inviter la ou le bénéficiaire du soutien du revenu qui tire un revenu d’un travail indépendant à produire n’importe lesquels des documents ci-dessus, y compris ses relevés bancaires, au moment de l’examen annuel de son admissibilité. Il n’exigera la présentation de reçus que s’il doute de la nécessité d’une dépense ou en cas de vérification additionnelle. Les seules formules qui sont exigées sont celles énoncées un peu plus loin dans la section Rapport annuel.
Toute erreur dans la tenue des documents commerciaux peut avoir pour conséquence soit que certaines dépenses d’entreprise ne seront pas autorisées, soit que la personne concernée sera considérée inadmissible au soutien du revenu.
Il faut veiller à ce que les bénéficiaires du soutien du revenu reçoivent les formules et les renseignements suivants, afin d’assurer la mise en œuvre efficace des directives en matière de soutien du revenu :
La formule Consentement à la divulgation et à la vérification de renseignements permet d’obtenir la divulgation des renseignements nécessaires aux fins d’une évaluation convenable d’une entreprise.
La personne qui bénéficie du soutien du revenu et qui exerce un travail indépendant peut rendre compte de son revenu d’entreprise de façon annuelle ou mensuelle, en se servant de la formule Rapport sur les revenus et dépenses d’entreprise. Les autres formules qu’elle doit présenter sont, selon le cas :
S’il l’estime nécessaire, le personnel du POSPH peut demander à une personne de présenter son rapport sur ses revenus et dépenses d’entreprise de façon mensuelle.
Quelle que soit la fréquence de communication du revenu d’entreprise en vue du calcul du revenu net d’une entreprise, la vérification et le traitement du revenu, de l’actif et des dépenses de l’entreprise a lieu de la même façon.
Pour que la vérification puisse se faire le plus facilement possible, il est préférable que les fonds de l’entreprise soient déposés dans un seul compte ou dans le moins de comptes possible. Quiconque a ouvert plusieurs comptes pour son entreprise doit justifier la nécessité sur le plan commercial de chaque compte au-delà du premier.
Les bénéficiaires du soutien du revenu doivent obligatoirement utiliser la méthode de la comptabilité de caisse pour rendre compte de leurs revenus et de leurs dépenses aux fins du POSPH. Cette méthode consiste à comptabiliser les revenus au moment où ils font l’objet d’un encaissement et les dépenses au moment où elles font l’objet d’un décaissement. En conséquence, les comptes débiteurs, les chèques postdatés, les ventes à crédit, les reconnaissances de dette et les billets ne sont pas considérés comme un revenu dans le mois au cours duquel ils sont reçus tant qu’ils n’ont pas été encaissés. De la même façon, les comptes créditeurs, les traites, les factures ou les fournitures d’entreprise livrées avant d’être réglées ne sont pas considérés comme des dépenses tant que les paiements correspondants n’ont pas été faits.
Les personnes qui bénéficient du soutien du revenu et qui veulent lancer leur propre entreprise sont admissibles aux prestations pour frais de démarrage d’un emploi, aux prestations de formation et aux prestations pour services de garde d’enfants payables d’avance qui visent à couvrir une partie des frais liés au démarrage d’une entreprise.
Le manuel et guide pratique de la série Explorer les possibilités du travail autonome pour les personnes handicapées, préparé par l’organisme Social and Enterprise Development Innovations (SEDI) en collaboration avec le gouvernement de l’Ontario, sera utile aux clients handicapés désireux de se lancer en affaires. La série comprend des manuels d’autoévaluation, un guide de conception d’un plan d’affaires, un guide pour les praticiens voulant aider les personnes handicapées à explorer les possibilités de travail indépendant et un guide de ressources dressant la liste des sites Web des programmes gouvernementaux, des groupes d’aide aux entreprises et des groupes d’aide aux personnes handicapées partout en Ontario.
Les personnes qui demandent ou qui bénéficient du soutien du revenu peuvent se fonder, pour la tenue de livres, sur la publication Record Keeping Made Easy: Practical Bookkeeping and Budgeting System for your New Small Business de l'ancien ministère de l’Entreprise, des Débouchés et de l’Innovation. Des exemplaires de ce guide sont disponibles auprès de Publications Ontario et des librairies du gouvernement de l’Ontario. On peut aussi commander cette publication par téléphone en composant le 416 326-5300, à Toronto, ou, sans frais en Ontario, le 1 800 668-9938.4.1 Définition et traitement de l'avoir
4.5 Véhicules automobiles
5.3 Déductions du revenu d'emploi et de formation
5.5 Déductions pour frais de garde d'enfants
5.6 Services de garde d'enfants en résidence privée
5.7 Revenu agricole
5.10 Prêts
5.14 Prestation fiscale canadienne pour enfants
9.1 Prestation d'aide au commencement de l'emploi et à la formation (PACE) et prestation pour services de garde d'enfants payables d'avance
9.18 Prestation liée à l'emploi
Novembre 2010