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La population visée par la présente directive reste telle qu’elle était définie dans la directive de 1997 :
« Les “adultes atteints de troubles jumelés” sont des personnes de 18 ans et plus qui ont une déficience intellectuelle et des besoins en santé mentale. »
Cette définition était acceptable en 1997 pour le secteur des services aux personnes ayant une déficience mentale et celui des services de santé mentale, ainsi que pour les familles et les usagers des services, qui la trouvaient plus vaste et plus englobante que les définitions précédentes. Elle demeure inchangée dans la présente directive.
Le ministère des Services sociaux et communautaires emploie la définition du terme « déficience intellectuelle » donnée dans la Loi sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle, 1990, chap. D.11 :
« État d’affaiblissement mental qui existe ou qui survient chez une personne pendant ses années de formation et qui comprend des troubles d’adaptation. »
Le système de santé emploie la définition de « retard mental » donnée dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR), publié par l’American Psychiatric Association:
« La caractéristique essentielle du retard mental est un fonctionnement intellectuel général significativement inférieur à la moyenne (QI d’environ 70 ou au-dessous), avec un début avant l’âge de 18 ans, et l’existence de déficits ou d’altérations du fonctionnement adaptatif. »
Les définitions données dans le DSM-IV-TR et la Loi sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle sont comparables à bien des égards, la principale distinction entre les deux étant le critère relatif au QI énoncé de façon formelle dans la définition du DSM-IV-TR.
Aux fins de la présente directive sur les troubles jumelés, l’expression « besoins en santé mentale » s’entend d’une maladie mentale diagnostiquée ou de symptômes correspondant à une maladie mentale.
En 1999, le MSSLD a diffusé deux documents, le premier intitulé Franchir les étapes: Plan de mise en oeuvre continue de la réforme du système de santé mentale et le second, Franchir les étapes: Cadre de prestation des services de santé mentale et des services de soutien connexes. Les documents précités définissaient le cadre de travail qui allait guider la réforme du système de santé mentale en Ontario et affirmaient que la population qui devait recevoir en priorité des services communautaires de santé mentale et des services de soutien connexes était celle qui regroupait les personnes ayant une maladie mentale grave.
Ces documents décrivent trois facteurs qui servent à déterminer quelles sont les personnes ayant une maladie mentale grave: le diagnostic, le degré d’invalidité et la durée de la maladie, y compris sa durée prévisible. L’aspect crucial est le degré d’invalidité et la gravité du risque de préjudice pour soi ou pour autrui liés à un trouble diagnosticable.
Les deux documents publiés sous l’intitulé Franchir les étapes définissent les populations cibles selon leurs besoins en services de première ligne, intensifs et spécialisés:
Chaque niveau décrit un agencement souple ou variable de fonctions particulières qui diffèrent en termes de niveau d’intensité des ressources, de spécialisation, ou de durée des services. Pour les personnes ayant une maladie mentale grave, les « niveaux de besoin » orienteront l’utilisation des ressources en santé mentale, en parallèle d’un jugement clinique rigoureux. Les services qu’un client reçoit sont généralement fonction du choix du client et offerts conformément à ses besoins fonctionnels.
Étant donné que certains groupes de clients ont de nombreux besoins en commun et que les approches qui leur seront les plus utiles sur le plan des services seront très semblables, la plupart des services seront dispensés à l’intérieur d’un niveau particulier, mais l’accès à ces services ne sera pas restreint à un seul et unique niveau.
Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) doit assurer la gestion du système de santé provincial. Il établit l’orientation stratégique générale des services de santé, notamment en matière de santé mentale. Jusqu’au 1er avril 2007, le MSSLD finançait directement les hôpitaux et d’autres organismes de paiements de transfert afin de fournir des services de santé mentale aux adultes. Depuis le 1er avril 2007, le MSSLD finance les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Des dispositions législatives spéciales ont habilité 14 RLISS des quatre coins de la province à planifier et à financer eux-mêmes les services communautaires et hospitaliers de santé mentale. La plupart des médecins n’entrent pas dans le mandat des RLISS.
Le ministère des Services sociaux et communautaires (MSSC) finance un vaste éventail de services sociaux destinés aux adultes ayant une déficience intellectuelle et à leur famille, et il est chargé d’en établir l’orientation stratégique générale et de définir les principes directeurs de leur planification.
Ensemble, à travers une approche interministérielle coordonnée et selon les connaissances, les compétences et l’expertise en place dans les deux secteurs, le MSSLD et le MSSC entendent: