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Le tableau 3 présente des chiffres sur le revenu total de différentes catégories de ménages bénéficiant du programme Ontario au travail et du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, par rapport à trois des normes de faible revenu les plus courantes.

Tableau 3 : Revenu de toutes provenances de ménages choisis participant au programme Ontario au travail et au Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, par rapport à certains seuils de pauvreté couramment utilisés, Toronto, avril 2010

Ménages Revenu total En proportion de seuils de pauvreté courants, pour
Mesure de faible revenu après impôt Seuil de faible revenu après impôt

Mesure fondée sur un panier de

Programme Ontario au travail
Célibataires 7 878$ (16 810 $) 47% (18,930 $) 42% (16 642 $) 47%
Couples 13 669$ (23 534$) 58% (23 039 $) 60% (23 298 $) 57%
Chefs de famille monoparentale, un enfant 18 351$ (23,534 $) 78% (23,039 $) 80% (23,298 $) 79%
Chefs de famille monoparentale, deux enfants 23 384 $ (28 578 $) 82% (28 688 $) 82% (28 292 $) 83%
Couples, un enfant 20 141$ (28 578$) 70% (28 688$) 70% (28,292$) 71%
Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées
Célibataires 13 362$ (16 810$) 80% (18 930$) 71% (16 642$) 80%
Couples 20 557$ (23 534$) 87% (23 039$) 89% (23 298$) 88%
Chefs de famille monoparentale, un enfant 24 795$ (23 534$) 105% (23 039$) 108% (23 298$) 106%
Chefs de famille monoparentale, deux enfants 29 996$ (28 578$) 105% (28 688$) 105% (28 292$) 106%
Couples, un enfant 27 197$ (28,578$) 95% (28,688$) 95% (28,292$) 96%

Source et hypothèses : calculs du Conseil consultatif d’examen de l’aide sociale; dans le cas d’un couple ayant droit à un soutien à l’intention des personnes handicapées, on suppose que l’un des membres du couple a une déficience; lorsqu’il y a un seul enfant, on suppose que cet enfant a moins de six ans, et s’il y en a deux, que l’un a moins de six ans et l’autre, plus de six ans. Autres hypothèses : aucun revenu gagné ou autre; mesure de faible revenu de 2007 rajustée pour 2010 en fonction de l’IPC; seuil de faible revenu de 2008 rajusté pour 2010 en fonction de l’IPC; mesure fondée sur un panier de consommation de 2007 rajustée pour 2010 en fonction de l’IPC. La mesure fondée sur un panier de consommation et le seuil de faible revenu s’appliquent à une région géographique précise. Nous avons choisi Toronto parce que c’est la région la plus populeuse de la province et celle où les coûts sont les plus élevés. Les mesures de la pauvreté mentionnées ne tiennent pas compte des coûts additionnels rattachés à une déficience, ce qui entraîne une surestimation de la situation financière des bénéficiaires du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées.

Si j’avais une baguette magique, la première chose que je ferais serait de hausser le revenu des bénéficiaires de l’aide sociale.
Les efforts à déployer pour répartir ses dépenses entre les quatre besoins de base que sont les aliments, le logement, les vêtements et les transports imposent un stress terrible, qui se répercute à la fois sur la santé des personnes et sur les conditions économiques. [Traduction]
– Bénéficiaire du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées,
Toronto

Certains ménages, en particulier ceux qui ont des enfants, sont très proches des seuils de pauvreté selon les normes en vigueur. Bien que certaines des familles bénéficiant du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées aient un revenu proche du seuil de pauvreté, ou même supérieur à ce seuil, les coûts additionnels qu’impose le fait d’avoir une déficience doivent être pris en compte lorsque l’on évalue la pertinence des niveaux de vie.

Les célibataires et les couples qui bénéficient du programme Ontario au travail sont dans une situation particulièrement précaire. Dans le cas d’un célibataire occupant un logement non subventionné dans une grande ville ontarienne, il est à peine possible de subsister avec les ressources provenant du programme Ontario au travail et des quelques crédits d’impôt disponibles.

C’est pourquoi le Conseil consultatif recommande que le gouvernement agisse de toute urgence pour bonifier comme il se doit le revenu des célibataires et des couples sans enfant qui bénéficient du programme Ontario au travail. Il existe différents moyens envisageables pour hausser de façon immédiate le revenu de ces bénéficiaires, par exemple de nouveaux crédits d’impôt, une hausse des taux d’aide dans le cadre du programme ou une nouvelle prestation au titre du logement. Ainsi que nous l’indiquons plus loin dans une de nos recommandations, une prestation de logement bien conçue, accordée à tous les ménages à faible revenu et entraînant une augmentation sensible du revenu des personnes recevant de l’aide sociale, constituerait la prochaine étape en vue de transformer en profondeur le système ontarien de sécurité du revenu.