Le gouvernement McGuinty continue de respecter les engagements qu'il a pris de traiter les bénéficiaires de l'aide sociale avec dignité et respect, d'aider les bénéficiaires à faire la transition vers le marché du travail et de rendre le système d'aide sociale plus efficace.
Le gouvernement apporte plusieurs nouvelles modifications aux programmes d'aide sociale qui encourageront les participants et participantes au programme d'Ontario au travail à faire le saut de l'aide sociale au marché du travail. Grâce à des mesures incitatives simples et à l'apport d'un soutien supplémentaire, ces personnes pourront réaliser une transition vers le marché du travail qui soit réussie et permanente.
Ces modifications sont les suivantes :
- Nous prolongeons de six mois la période d'admissibilité aux prestations de services de santé de base — telles que les prestations pour médicaments sur ordonnance, pour soins de la vue et dentaires — pour les bénéficiaires qui quittent le programme Ontario au travail pour occuper un emploi. Dans certains cas, cette période pourrait se prolonger jusqu'à un an ou jusqu'à ce que le bénéficiaire reçoive les prestations de l'employeur. La peur de perdre ces prestations de services de santé est un obstacle important pour les personnes qui veulent quitter le système de l'aide social. Cette modification a donc pour objectif d'éliminer cette désincitation à l'emploi.
- Nous remplaçons l'ensemble des taux d'exemptions en vigueur par une seule exemption facile à comprendre de 50 pour cent sur tous les gains. Les agents et agentes chargés de cas nous ont dit que le système en vigueur, qui comprend une combinaison de taux fixes et de taux variables gradués, est beaucoup trop complexe. De nombreux bénéficiaires ont de la difficulté à comprendre pourquoi il serait à leur avantage de travailler alors qu'ils et elles reçoivent de l'aide sociale. Par conséquent, plus ils travailleront, plus ils gagneront.
- Nous éliminons la limite punitive de deux ans liée à l'exemption variable. Aux termes des règlements en vigueur jusqu'ici, les gens pouvaient conserver la partie variable de leurs gains pendant une période maximale de deux ans seulement. Après deux ans, tous les gains qui dépassaient le taux d'exemption fixe étaient retenus. Les bénéficiaires n'étaient donc aucunement incités à accroître leur revenu après 24 mois.
- Nous augmentons le montant maximal que les parents qui travaillent et qui ont des enfants âgés de moins de 13 ans peuvent déduire de leurs frais de services informels de garde d'enfant. Ce montant passera de 390 $ à 600 $ par mois. Les services informels de garde d'enfants sont un appui important pour les personnes qui travaillent à temps partiel ou par quarts. En faisant passer ce montant à 600 $, nous permettrons aux parents qui travaillent à temps plein de faire appel à des services informels de garde d'enfants lorsqu'ils en ont besoin.
- Nous offrons une nouvelle prestation unique d'un montant maximal de 500 $ en vue de défrayer en partie les coûts liés au démarrage d'un nouvel emploi à temps plein. Cette nouvelle prestation offrira un meilleur soutien aux participants et participantes du programme en les aidant à défrayer les coûts liés à leur intégration au marché du travail, tels que, par exemple, les frais de déplacement pour se rendre au travail et en revenir.
Autres améliorations aux programmes d'aide sociale
Les modifications que nous annonçons aujourd'hui viennent s'ajouter aux améliorations que le gouvernement a déjà apportées pour aider les bénéficiaires à faire la transition vers une autonomie à long terme. Parmi ces améliorations :
- Nous avons éliminé un règlement aux termes duquel les REEE étaient considérés comme des biens, et les contributions et paiements tirés d'un REEE comme un revenu. Dorénavant, les bénéficiaires de l'aide sociale ne seront plus pénalisés s'ils font des économies en vue d'éduquer leurs enfants pour leur assurer un meilleur avenir.
- Nous avons lancé un nouveau projet pilote, ActionEmplois, qui offrira des services continus et individualisés de counseling, d'aide au placement et au maintien de l'emploi pour aider les bénéficiaires à se trouver un emploi afin qu'ils et elles puissent quitter le système de l'aide sociale de façon permanente.