The following website uses Cascading Stylesheets for certain web features. If CSS is turned off, some of these features may not be available.
DE LA VIE EN ÉTABLISSEMENT À LA VIE EN SOCIÉTÉ

L’évolution des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario

En 1876, le gouvernement de l’Ontario ouvrait son premier établissement pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, situé près d’Orillia. Ces établissements étaient délibérément construits dans des zones rurales, loin des centres urbains, parce qu’on croyait que l’air pur et les grands espaces seraient bienfaisants pour les pensionnaires.

Le gouvernement de l’Ontario a ouvert son premier établissement pour les personnes ayant une déficience intellectuelle en 1876, à Orillia.

La conception qu’on avait des déficiences et des handicaps à l’époque est très différente de ce qu’on en sait aujourd’hui. Les personnes handicapées étaient vues comme des patients et non comme des citoyens. Les médecins croyaient qu’il valait mieux épargner aux personnes atteintes d’une déficience intellectuelle le stress et les contraintes de la vie quotidienne. Ils encourageaient donc les familles à placer leurs proches dans des établissements où ils seraient protégés et bien soignés leur vie durant. À cette fin, on a fait construire des établissements dans des régions rurales, loin des centres urbains, parce qu’on croyait que l’air pur et les grands espaces seraient salutaires aux pensionnaires. En fait, cette stratégie a eu pour effet d’isoler encore plus les pensionnaires du reste de la société.

 

 

 

 

 

À la fin du xixe siècle et durant la première moitié du xxe siècle, les médecins croyaient que les personnes ayant une déficience intellectuelle devaient être soignées dans des établissements, à l’abri des contraintes de la vie quotidienne. En 1890, l’établissement d’Orillia comptait 309 pensionnaires. En 1902, ce nombre était passé à 652.

En 1960, le gouvernement de l’Ontario exploitait 16 établissements pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Plus de 6 000 pensionnaires y vivaient.

À mesure qu’évoluaient les connaissances scientifiques, les attitudes envers les personnes handicapées changeaient elles aussi. Né durant les années 1960, le mouvement d’intégration communautaire, qui appelait à la désinstitutionalisation des personnes ayant une déficience intellectuelle, s’est répandu partout en Amérique du Nord. Ce mouvement se réclamait du droit pour toutes les personnes, quelles que soient leurs habiletés, de vivre au sein de la collectivité et de jouir des mêmes possibilités que leurs concitoyens.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, les personnes ayant une déficience intellectuelle vivent et travaillent dans la collectivité et participent à la vie communautaire. Lisez notre chronique sur Community Catering.

C’est ce passage d’un modèle médical et institutionnel à une vision axée sur l’intégration communautaire qui a incité, en 1974, le gouvernement de l’Ontario à transférer la responsabilité des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle du ministère de la Santé au ministère des Services sociaux et communautaires. La Loi sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle, promulguée le 1er avril 1974, a permis la prise en charge par le ministère des Services sociaux et communautaires d’environ 8 000 personnes qui vivaient dans les établissements de l’Ontario.

Entre les années 1975 et 1986, le réseau des services communautaires de l’Ontario a connu une croissance très rapide. Durant cette période,

  • le nombre de personnes bénéficiant de soutien au sein de la collectivité est passé de 4 600 à plus de 25 000;
  • les dépenses annuelles consacrées aux services communautaires ont été portées de 10 millions à 181 millions de dollars;
  • le gouvernement de l’Ontario a fermé cinq de ses établissements pour les personnes ayant une déficience intellectuelle.

En 1987, le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à fermer les derniers établissements de la province dans un délai de 25 ans — engagement repris par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis. Entre 1987 et 2004, l’Ontario a fermé six autres établissements et aidé plus de 6 000 personnes à réussir leur passage à la vie en société.

En septembre 2004, le gouvernement de l’Ontario annonçait que les trois derniers établissements seraient fermés en 2009. Il consacrait alors plus d’un milliard de dollars aux services communautaires destinés à aider les personnes ayant une déficience intellectuelle à participer à la vie communautaire.

Pour en savoir plus

Les services et le soutien offerts par le gouvernement de l’Ontario aux personnes ayant une déficience intellectuelle et à leurs familles

Ce que la nouvelle loi permettra de faire

Point de mire : la réorganisation - Bulletin des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle

Rapport de l’adjoint parlementaire sur les consultations concernant la réorganisation des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle – 8 février 2006

Le gouvernement ontarien améliore les soutiens destinés aux Ontariennes et Ontariens ayant une déficience intellectuelle – annonce du 9 septembre 2004