Définir le handicap
La Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario et la Code des droits de la personne de l’Ontario définit le terme « handicap » comme suit :
a. tout degré d’incapacité physique, d’infirmité, de malformation ou de défigurement dû à une lésion corporelle, une anomalie congénitale ou une maladie, et, notamment, le diabète sucré, l’épilepsie, un traumatisme crânien, tout degré de paralysie, une amputation, l’incoordination motrice, la cécité ou une déficience visuelle, la surdité ou une déficience auditive, la mutité ou un trouble de la parole, ou la nécessité de recourir à un chien-guide ou à un autre animal, à un fauteuil roulant ou à un autre appareil ou dispositif correctif;
b. un état d’affaiblissement mental ou une déficience intellectuelle;
c. une difficulté d’apprentissage ou un dysfonctionnement d’un ou de plusieurs des processus de la compréhension ou de l’utilisation de symboles ou de la langue parlée;
d. un trouble mental;
e. une lésion ou une invalidité pour laquelle des prestations ont été demandées ou reçues dans le cadre du régime d’assurance créé aux termes de la Loi de 1997 sur la sécurité professionnelle et l’assurance contre les accidents du travail (« disability »).
Handicap et Code des droits de la personne de l’Ontario
Les personnes ayant un handicap peuvent être aux prises avec des difficultés en raison de limitations physiques ou mentales. Mais les attitudes d’autrui peuvent également créer des obstacles. Il est essentiel de comprendre cet aspect social du handicap.
Le Code des droits de la personne de l’Ontario protège le droit des personnes ayant un handicap à un traitement égal en ce qui concerne l’emploi, le logement, les biens, les services, les installations, les contrats et l’adhésion à des associations commerciales ou professionnelles. Il donne une définition de base du terme « handicap » pour englober les états pathologiques contractés avec le temps, ceux qui résultent d’un accident ou qui existent depuis la naissance. Il inclut les déficiences physiques, mentales et les difficultés d’apprentissage, et peu importe que l’état pathologique soit visible. Par exemple, les personnes ayant un trouble mental, des déficiences sensorielles (comme des limitations pour entendre ou pour voir) et de l’épilepsie sont toutes protégées en vertu du Code.
La protection des personnes ayant une déficience mentale requiert une attention spéciale. Elles ont les mêmes droits que les personnes qui ont une autre sorte de déficience. Elles peuvent toutefois éprouver de la difficulté à s’exprimer ou même à indiquer qu’elles ont un handicap.
Le Code protège les personnes des conséquences inégales de la discrimination. Par exemple, il se peut qu’une personne n’ait effectivement pas de handicap, mais elle peut être considérée comme en ayant un. Le Code protège quiconque est victime de discrimination parce que d’autres personnes pensent qu’elle a un handicap.
( Les renseignements de ce site sont fournis par la Commission ontarienne des droits de la personne à titre de service au public .)
Il y a de nombreuses sortes de déficiences, notamment physiques, sensorielles, auditives, de santé mentale, intellectuelle et d’apprentissage. Les déficiences peuvent être visibles et non visibles.
Déficience visuelle
La déficience visuelle diminue la capacité d’une personne de voir clairement. Très peu de gens sont complètement aveugles. Certains n’ont qu’une vision partielle à la suite, par exemple, du rétrécissement concentrique de leur champ visuel; d’autres n’ont pas de vision périphérique ou latérale ou aucune vision centrale, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent pas voir devant eux. Quelques personnes peuvent voir le contour des objets, tandis que d’autres peuvent voir la direction de la lumière.
Une déficience visuelle peut réduire la capacité d’une personne de lire des panneaux, de trouver des points de repère ou d’identifier un danger. Il est parfois difficile de se rendre compte qu’une personne a une déficience visuelle. Certaines personnes peuvent cependant avoir recours à un chien guide ou à une canne blanche.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant une déficience visuelle.
Déficience auditive
Les personnes qui ont une déficience auditive peuvent être sourdes ou malentendantes. À l’instar d’autres handicaps, la perte auditive peut comporter différents degrés. Les personnes ayant une déficience auditive peuvent avoir besoin d’accessoires fonctionnels lorsqu’elles communiquent. Certaines personnes peuvent employer le langage gestuel, des notes ou des aides à l’audition quand elles communiquent, d’autres peuvent aussi utiliser le courriel, des téléavertisseurs, un service de téléphone ATS ou le service de relais Bell Canada.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant une déficience auditive.
Déficience physique
Il existe de nombreux degrés et types de déficience physique. Ils ne nécessitent pas tous l’usage d’un fauteuil roulant. Par exemple, les personnes ayant des problèmes d’arthrite, cardiaques ou pulmonaires ou les personnes amputées peuvent aussi avoir du mal à se déplacer, se tenir debout ou s’asseoir. Il n’est pas toujours facile d’identifier une personne ayant une déficience physique.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant une déficience physique.
Déficience intellectuelle ou handicap de développement
Les personnes ayant une déficience intellectuelle ou handicap de développement peuvent avoir du mal à faire nombre de choses que la plupart d’entre nous jugeons ordinaires. Cette déficience peut limiter légèrement ou considérablement la capacité d’apprentissage d’une personne. Vous pouvez ne pas vous rendre compte qu’une personne a une déficience intellectuelle, à moins que quelqu’un ne vous le dise ou que vous remarquiez la façon dont la personne agit, pose des questions ou utilise le langage corporel.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant une déficience intellectuelle ou handicap de développement.
Troubles d’apprentissage
Les troubles d’apprentissage peuvent se traduire par toute une série de difficultés de communication différentes. Elles peuvent être légères, comme éprouver de la difficulté à lire, ou plus prononcées, mais elles peuvent entraver la capacité d’une personne de recevoir, d’exprimer ou de traiter de l’information. Vous pouvez ne pas vous rendre compte qu’une personne a une déficience intellectuelle, à moins que quelqu’un ne vous le dise ou que vous remarquiez la façon dont la personne agit, pose des questions ou utilise le langage corporel.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant une difficulté d’apprentissage ou une déficience cognitive.
Déficience psychique
Les personnes ayant une déficience psychique ressemblent à n’importe qui d’autre. Vous ne saurez pas que la personne a une déficience psychique, à moins que l’on vous en informe.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant une déficience psychique.
Troubles de la parole ou du langage
Certaines personnes ont du mal à communiquer avec les autres. Ces problèmes peuvent résulter d’une infirmité motrice cérébrale, d’une perte auditive ou d’un autre trouble qui nuit à la prononciation des mots, qui entraîne un empâtement de la parole ou un bégaiement, ou qui empêche la personne de s’exprimer ou de comprendre le langage écrit ou parlé. Les personnes qui ont de graves difficultés peuvent avoir recours à des planches de communication ou à d’autres appareils fonctionnels.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant des troubles de la parole ou du langage.
Troubles de la surdi-cécité
Une personne atteinte de surdi-cécité ne peut pas entendre ou voir tout à fait normalement. Cela l’empêche encore plus d’avoir accès à des renseignements et de gérer les activités de sa vie quotidienne. La plupart des personnes qui sont atteintes de surdi-cécité se font accompagner par une ou un interprète tactile, c’est-à-dire une personne spécialisée qui facilite la communication.
Voici quelques suggestions pour vous aider à interagir avec des personnes ayant des troubles de la surdi-cécité.