Histoire des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario

Le débat se poursuit aujourd'hui au sujet des termes qu'il convient d'utiliser quand on parle de personnes ayant une déficience intellectuelle. On commence à utiliser plus souvent « déficience intellectuelle », bien que l'on emploie toujours d'autres expressions comme « déficiences développementales » et « arriération mentale ».

On utilise des expressions différentes dans des cadres différents. Par exemple, les éducatrices et les éducateurs utilisent l'expression « besoins particuliers » pour désigner une vaste gamme de handicaps, et pas seulement des déficiences intellectuelles.

Des expressions comme « bien noté » ou « mal noté » sont désormais considérées comme archaê ques et injurieuses, et on ne les emploie plus. Cependant, on utilise toujours les expressions « fonctionnement élevé » et « fonctionnement faible » pour désigner l'aptitude d'une personne.

Les mouvements de défense des droits des personnes ayant une déficience intellectuelle dans la collectivité, comme l'organisation « Personnes d'abord », allèguent que l'on devrait se concentrer d'abord sur la personne, avant la déficience. Cela se reflète dans l'évolution du langage, comme on le voit avec l'emploi d'expressions telles que « personnes ayant une déficience intellectuelle » plutôt que « personne handicapée par un retard de développement ».

Le débat sur le langage continuera probablement, toutefois. L'évolution du langage que nous utilisons suivra elle aussi l'évolution constante des services et des soutiens pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, et à mesure que les attitudes à l'égard des personnes de toutes aptitudes changeront, les mots que nous employons changeront eux aussi.

 

Pour en savoir plus

Les mots que nous utilisions