Histoire des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario

Même aux tout premiers jours, l'activité physique est un élément très important des soins aux pensionnaires d'une institution. En accord avec le modèle médical de soins qui prévaut jusqu'au milieu des années 1900, on considère que les pensionnaires sont des malades qui ont besoin de traitement. L'activité physique est importante, non pas à titre de loisirs, mais comme possibilité de réadaptation.

Le docteur Alexander Beaton, superintendant de l'institution d'Orillia de 1877 à 1910, est l'un des premiers partisans de l'activité physique. Il met au point et enseigne aux pensionnaires une série d'exercices physiques. L'un d'eux consiste grimper à des échelles.

On incite aussi au travail comme forme de thérapie. On considère que le travail manuel est un exutoire adéquat des énergies des personnes ayant une déficience intellectuelle.

L'Oxford Regional Centre (initialement appelé Ontario Hospital School, Woodstock) porte l'activité physique à un nouveau niveau. L'institution (ou l'établissement, comme on a fini par l'appeler) ouvre ses portes en 1905, et en 1916 on y bâtit une salle pour les loisirs. Le 23 septembre 1923, l'établissement tient une « journée de la culture physique » à l'intention des pensionnaires. L'événement semble avoir marqué le début d'un virage vers les activités sportives et de culture physique structurées dans les établissements.

Avec le temps, la profession médicale commence à mieux comprendre comment les activités physiques peuvent améliorer les aptitudes perceptives, la motricité, la santé et la qualité de vie des gens. Après la Deuxième Guerre mondiale, les programmes de réadaptation mis au point pour les anciens combattants blessés sont élargis pour aider les personnes handicapées, y compris les personnes ayant une déficience intellectuelle.

Dans les années 1950 et 1960, le mouvement croissant d'intégration communautaire essaie d'imposer l'intégration des personnes ayant une déficience intellectuelle dans les programmes de loisirs municipaux et communautaires. À mesure que la recherche démontre les bienfaits de l'exercice physique sur la santé et le bien-être des pensionnaires, les programmes de loisirs font de plus en plus partie intégrante du fonctionnement des établissements.

En fait, dans les années 1970, l'expansion mondiale des Jeux Olympiques spéciaux parvient jusqu'aux établissements de l'Ontario. Peu après, certains pensionnaires des établissements ontariens concourent dans des épreuves telles que la natation, les quilles et l'athlétisme dans toute la province.

 

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