Histoire des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario

Les connaissances sur les déficiences sont très différentes à la fin des années 1800 et au début des années 1900. à part les maladies physiques, les médecins ne font pas de distinction entre les différentes sortes de déficiences intellectuelles ou de maladies mentales. Les déficiences psychiques, ainsi que les troubles d'apprentissage et du développement sont souvent tous mis dans la même catégorie. Selon l'établissement médical, une déficience constitue une imperfection chez une personne qu'il faut corriger par une formation et une modification pertinentes, de préférence dans de vastes milieux résidentiels à l'image des hôpitaux loin de la société.

Les attitudes négatives envers les personnes ayant une déficience intellectuelle sont également renforcées par le mouvement eugénique qui balaie l'Europe et l'Amérique du Nord à cette époque. Les eugénistes tentent de contrôler les groupes de gens qui l'on considère inférieurs. Les tenants du mouvement soutiennent que les personnes ayant une déficience intellectuelle sont la cause de nombreux problèmes sociaux et qu'il faut les retirer de la société.

Les médecins conseillent aux familles de mettre leurs membres dans une institution. Ils y passeront leur vie en étant soignés et protégés. Même si les familles veulent garder leurs proches chez elles, on offre peu de services dans la collectivité pour les aider, si tant est qu'il y en ait. En général, les institutions constituent le seul service public offert. Cette opinion prévaut jusqu'aux années 1960.

On construit délibérément les institutions loin des villes, car on pense que le grand air et les grands espaces seront bons pour les pensionnaires. Cela contribue à isoler encore davantage les personnes handicapées.

Les personnes handicapées sont considérées comme des patients, pas comme des pensionnaires.

 

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